Le bonheur au travail et les fausses solutions

Par Marielle Thomas,

Il est des solutions miracles telles que perdre 5 kg en 1 semaine ou réduire ses rides de 35 % en 1 mois devant lesquelles je reste perplexe….

De même, lorsque l’on érige des « recettes toutes faites » de bonheur au travail, des préparations instantanées inratables, mon flair féminin se cabre.

L’article paru dans les Echos du 27 janvier 2017 pointe justement quelques fausses solutions :

Des tensions voient le jour au sein d’une équipe ?

Pas de panique : une séance de « team building » ou un tournoi de baby-foot devrait régler l’affaire.

Les salariés sont épuisés en fin de semaine ?

Facile : le vendredi devient le « jour du bonheur », avec un buffet et des massages de pieds pour détendre l’atmosphère.

Alors, certaines entreprises recrutent un « chief happiness officer » (CHO) – véritable « directeur du bonheur » inventé par les start-up de la Silicon Valley qui gagne les entreprises du monde entier, France comprise. L’intention est louable, mais il y a malentendu : le CHO risque d’éloigner les dirigeants d’une véritable réflexion sur le bien-être dans leur entreprise…

L’article poursuit en mettant en avant la méthode danoise du bonheur au travail :

Ce qui explique la performance danoise, c’est avant tout une méthode de management, simple et efficace : la capacité à définir un projet commun porteur de sens et à mobiliser les salariés derrière lui.[…] Le modèle danois montre que le bonheur au travail passe bien davantage par un projet commun que par des gadgets.

 Je suis rassurée, nous pratiquons la même démarche chez IMATECH, depuis 5 ans. Nous pouvons affirmer – soyons fous ! – que cette démarche n’est pas :

Au cours de notre «chemin de la confiance », nous avons appris que :

  • Nous ne pouvons pas faire le bonheur des autres. Nous ne sommes en aucun cas responsables du bonheur, de là à être Chef du Bonheur…
  • Nous ne pouvons qu’être acteurs de notre propre changement, donc de notre volonté à être bien. (cf Voltaire qui déclare « J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé.)
  • Nous ne pouvons pas motiver les équipes : seul un projet commun avec un sens profond sera mobilisateur et donc source de motivation.

Ce qui nous amène à comprendre qu’accéder au bonheur au travail passe par une remise en question de soi à tous les niveaux de la hiérarchie (mon rapport au contrôle, à l’égo, ma réaction face aux signes de pouvoir, ma capacité à faire confiance, à déléguer, à grandir et faire grandir….). Cette partie-là est parfois « omise » dans la déclaration d’une entreprise sur sa mise en place du bonheur. C’est dommage, elle est essentielle, fondamentale et inévitable.

La démarche comprend aussi l’acquisition de méthodes et d’outils (pilotage, facilitation, innovation, management visuel,…). Ce qui est beaucoup plus simple à mettre en place. Mais c’est aussi la cerise sur le gâteau… et sans gâteau,  il n’y a pas de cerise.

Une réponse à “Le bonheur au travail et les fausses solutions

  1. Merci pour cet article, et pour vos propos lors de la table ronde hier soir à la Manufacture des Tabacs. C’est un encouragement pour moi à continuer à croire qu’une autre vie au travail est possible, et chercher un nouvel emploi selon ces valeurs.

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