Nous travaillons dans une entreprise qui pratique la confiance et la bienveillance, et vous ?

Sur une interview de Valentine URVOY-TULOUP, Directrice des Richesses Humaines,

rédigé par Marielle THOMAS,
Ambassadrice de la Libérationconfiance-3

Chaque fois qu’un visiteur découvre notre entreprise – qu’il soit nouveau collaborateur ou contact commercial, il est surpris par les sourires spontanés qu’il reçoit.

Il perçoit une ambiance détendue, quels que soient les lieux visités.

Chez IMATECH, il n’y a pas de tour d’ivoire de la direction, les voix ne se taisent pas lorsque Christophe notre Dirigeant approche, nous ne rasons pas les murs lorsque Stéphane, le DAF emprunte le même couloir que nous.

Les personnes se déplacent tranquillement, sereinement, en confiance. A les voir rire sur la terrasse, s’esclaffer au baby-foot ou tranquillement discuter, se confier ou encore lire, les collaborateurs IMATECH vivent sans « costume comportemental » et se montrent tels qu’ils sont.

Pour que cette liberté de posture puisse circuler, il est nécessaire – et complexe, de créer un terreau bien particulier, composé de 2 ingrédients majeurs : la confiance et la bienveillance.

  • La confiance a priori : je ne te connais pas mais je te donne naturellement ma confiance, sans retenue.
  • La bienveillance comme base de fonctionnement relationnel.

La confiance a priori… du manager et du collaborateur.

confiance2Stop.

Quand l’entreprise vit dans la défiance voire la méfiance, elle crée un climat malsain qui bride les énergies et tue l’implication.

Or l’Homme est bon, l’Homme est naturellement honnête, dixit mon grand-père et Jean-François Zobrist accessoirement. Des gens qui ont le bon sens en commun.

  • Nous avons donc osé faire confiance.

Même si cela nous a semblé difficile.

Même si parfois nous avons eu peur de perdre le contrôle de notre travail …et peut-être celui de nos émotions.

Avec nos vieux réflexes, nous nous sommes demandé comment nous allions gérer les situations difficiles. Car la confiance a entrainé l’allègement de contrôle qui a fait disparaitre les traces qui pouvaient servir de « preuves de hors-jeu ».

Et nous avons eu peur, parfois pour nous-mêmes.

C’est ainsi que nous avons compris que pour faire confiance, il nous était impératif d’avoir confiance en nous. Et cela pour 2 raisons :

  • ne pas vivre avec la peur pour soi
  • éviter d’adopter des stratégies personnelles de protection qui polluent les rapports

Et nous avons tenu bon. Voici ce qui nous avons gagné :

  • Nous avons gagné de la respiration pour nous et autour de nous.

Cette respiration a diminué la pression négative. Et c’est tant mieux car cette pression génère plusieurs effets dommageables :

  • Elle crée chez la personne qui la subit une force de résistance nécessaire pour se protéger
  • Elle consomme une énergie folle
  • Elle paralyse littéralement les capacités de discernement, de créativité, de réflexion…

Sans pression, nous pouvons alors utiliser l’intégralité de nos qualités pour gérer un dossier complexe, assimiler une formation, être totalement présent à notre mission.

  • Nous avons gagné du respect.

D’abord envers nous-même. Nous sommes fiers de contribuer à créer un environnement relationnel sain. Nous nous sentons « droits dans nos bottes ».

Puis envers les autres. Recevoir la confiance de quelqu’un qui ne nous connait pas est un très beau cadeau.

Et pour aller plus loin, nous avons rajouté la bienveillance.

La bienveillance au quotidien : une exigence de comportement envers soi-même

  •  La bienveillance c’est d’abord une question de courtoisie et de politesse.

Un vrai « bonjour » adressé à chacun, un « merci » systématique,

un « excusez-moi, j’étais de mauvaise humeur et je me suis adressé à vous trop sèchement », sont des propos que nous appliquons régulièrement entre nous.

Par cette courtoisie partagée, nous avons renforcé le respect mutuel.

  • De la courtoisie sincère, nous glissons vers l’attention à chacun.

« Je t’écoute… pour entendre ce que tu as à me dire, dans le respect de ce que tu es. »

Le manager bienveillant s’intéresse sincèrement à ses collaborateurs.

Valentine croit à une attention donnée à chacun, dans ce qu’il a d’unique :

 «  Pour moi, c’est  un véritable challenge de mettre en lumière l’individualité de chacun, voire de détecter le talent des collaborateurs IMATECH.

Même si mon métier me confronte à la gestion de situations critiques, je veille à protéger systématiquement l’estime de soi du collaborateur. Il doit repartir de notre entrevue avec des éléments factuels et une image de lui-même préservée. »

Valentine admet volontiers que cette bienveillance est complexe à appliquer. Il est si rapide de blesser profondément une personne en quelques mots, jamais volontairement mais souvent par maladresse.

  • Mon attention à toi m’oblige à parler vrai

Le respect, la bienveillance, l’attention à l’autre impliquent l’honnêteté, la transparence, le parler vrai.

Si ce n’est pas toujours simple de penser à dire ce qui va bien, c’est dur d’avoir le courage de dire ce qui ne va pas au fur et à mesure. Pourtant, combien il est salvateur de gérer les dysfonctionnements avant que la situation ne se détériore.

« Parler vrai » concerne aussi bien le manager que le collaborateur qui doit être capable d’exprimer ses besoins et ses attentes.

Afin de nous aider dans cette expression, nous expérimentons le management visuel :

Un espace visuel de partage où chacun peut exprimer :

  • Son coup de cœur
  • Son coup de gueule
  • Son besoin de coup de main

Il suffit souvent d’un point journalier ou hebdomadaire de 10 à 15 minutes pour lever les points d’alerte.

Cette méthode permet aussi de normaliser la demande d’aide qui présente 2 atouts majeurs :

  • J’ai le droit de reconnaître mes limites (preuve d’humilité et non abus de faiblesse).
  • Nous créons de la solidarité

Là aussi, nous gagnons en respiration car une situation pénible devient vite irrespirable.

Nous gagnons aussi une posture qui nous élève : celle de nous conduire en adulte responsable.

Nous avons gagné du bonheur : lorsque l’on se comporte bien ou lorsque l’on fait quelque chose de bien, on se sent plus heureux. C’est un cercle vertueux.

Et la bienveillance s’applique également à soi-même en réalisant que « personne n’est parfait, même pas moi ».

Résumons tout cela en dressant le portrait-humain d’un collaborateur ou manager bienveillant :

portrait-humain

Et ce qui est formidable, c’est que la bienveillance est contagieuse.

 

4 réponses à “Nous travaillons dans une entreprise qui pratique la confiance et la bienveillance, et vous ?

    • Merci Christelle,
      Votre retour nous fait chaud au coeur et nous stimule plus encore pour continuer.
      Très belle journée à vous,
      Marielle Thomas

  1. Bonjour,

    ayant travaillé chez Imatech je confirme que cette ambiance est bien présente et ces valeurs diffusées et encouragées…ce sont des choses qui restent, nous sommes tous des créateurs de liens.
    Nous pouvons diffuser ces idées autour de nous, c’est ce que je m’emploie à faire chaque jour.
    Chemin difficile mais essentiel!

    Qui a dit qu’on ne pouvait pas se sentir bien au travail?

    🙂

    Béatrix Berthier

    • Mille mercis Béatrix,

      Quel plaisir de lire ton commentaire et de voir que tu nous suis toujours!
      Bravo à toi pour ce rôle d’ambassadrice que tu portes.
      Toutes mes félicitations.
      Marielle Thomas

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