Le bestiaire de la libération : poules, chevaux, renards, papillon et colibri

bestiaire 1ACTE 1 :

Il était une fois un univers imaginaire, un monde peuplé de poules, chevaux, renards…

Chacun occupait une fonction bien précise tout en ayant un niveau d’engagement fort différent.

Ainsi, quelques rares poules vaillantes, pondaient des œufs sans qu’on ne le leur demande et faisaient montre, par la même, d’un fort engagement. Heureuses à l’ouvrage, elles affichaient un sourire épanoui et une bonne humeur journalière.

Un immense troupeau de vieux chevaux fatigués accomplissaient sans entrain leur travail et n’avaient d’yeux que pour leur étable.

Quant au peuple des renards, il ne contribuait nullement à la part de labeur quotidien et passait son temps à manger les poules travailleuses.

Un rapide calcul mathématique est alors proposé au lecteur :

Sachant que ce monde imaginaire contient 9 % de poules, 65 % de chevaux et 26% de renards, quelle est la perspective de survie ou d’évolution du groupe ?

 

ACTE 2 :

Alors que vos méninges s’activent, portons attention à une petite chose qui s’active sur une branche. C’est une chrysalide sur le point d’éclore !

Son occupant, futur papillon est en train de batailler pour se libérer et prendre son envol… Mais le cocon est très serré et le trou par lequel il doit d’échapper est si petit…

Le futur papillon essaie, essaie… s’épuise… et retourne au fond de sa chrysalide…

Mais heureusement, vous êtes là, à observer la scène, plein de compassion.

Vous décidez d’aider le futur papillon et d’un coup de canif précis vous agrandissez le petit trou.

Libéré, le papillon avance au bout de la branche et… tombe sans pouvoir utiliser ses ailes. N’étant pas allé jusqu’au bout de sa transformation tout seul, la toute dernière phase d’innervation des ailes ne s’est pas réalisée.

Désolé, vous prenez amèrement conscience de l’importance de chaque étape du processus de transformation.

 

ACTE 3 :

Vous n’avez pas le temps d’approfondir cette cruelle leçon qu’un immense feu se déclare dans toute la forêt.

Tous les animaux terrifiés, atterrés, observent impuissants ce désastre. Poules, chevaux et renards cherchent désespérément à se mettre à l’abri.

Seul un petit colibri s’active, allant chercher quelques gouttes d’eau avec son bec pour les jeter sur le feu.

Après un moment, un tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit :

« Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

 

Cher lecteur, si d’aventure ces histoires venaient résonner avec quelques situations vécues en entreprise, voici quelques pistes d’action  :

Améliorez l’engagement des acteurs de l’entreprise. C’est une condition de survie.

Laissez faire, instituez la culture de l’essai, affirmez le droit à l’erreur.

Ayez confiance dans tous vos collaborateurs, mettez en place les conditions pour que chacun puisse faire sa part.

 

nota :

Merci à la participation involontaire d’Isaac GETZ (Liberté et cie), d’Alexandre Gérard (groupe Inov’on) et de Pierre Rabhi à qui nous avons emprunté ces histoires.
Marielle Thomas, ambassadrice de la culture d’entreprise

 

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