Optimiste!… et vous?

Le 24 juin dernier, le MEDEF 44 nous a invités à participer et à débattre de la question Optimiste ! et vous ?  

Affiche Optimiste

CORNET Jean-PhilippeJean-Philippe Cornet, juriste chez IMA Technologies y était et raconte : 

Si vous êtes comme moi, cette affirmation a quelque chose d’intrusif, presque de choquant.

On l’entend et on se sent mal à l’aise, comme agressé. Pourtant c’est une affirmation positive…

C’est fou ! Ça dérange cette interrogation à peine cachée sur notre propre positionnement face à l’optimisme.

A partir du constat de cette opposition, la formule intrigue, interroge.

Pourquoi le Medef choisit-il d’organiser toute une journée de réflexion autour de ce thème ?

Pourquoi Christophe nous a-t-il proposé d’assister à cet événement ?

Pourquoi suis-je surpris de ma première réaction alors que je me pense optimiste ?

Bref ! Le seul moyen de trouver des réponses, c’était de s’y rendre…

Nous voilà donc partis, rasés de frais, la chemise bien repassée – non, juste repassée… – et la veste de rigueur sur les épaules, direction les 25è journées Jules Verne.

Un badge et un sac d’accompagnement plus tard, nous voici dans une salle de conférence pour un atelier de réflexion sur Le pessimisme, un mal français ?

Pendant une heure, ambiance studieuse. Un historien, un psychologue qui décryptent les rapports des français avec l’optimisme et le pessimisme.

Résultat : Pas si pessimistes que ça les Français…

ima technologies assiste à la conférence Tous Optimistes!

Un quart d’heure de pause … Tic tac… Second atelier sur le Web spirit, une révolution positive ?

La nécessité de lier le monde du web avec celui de l’entreprenariat plus traditionnel.

La mutation nécessaire pour s’adapter à l’évolution sociale comme économique.

Résultat : Pas impossible d’être optimiste !!!

Re quart d’heure de pause… Re tic tac…Et conférence plénière.

Introduction du président du MEDEF, synthèse de tous les ateliers – le monde, l’optimisme, Nantes, l’ouest…

Point d’orgue : la philosophie, qui nous explique pourquoi depuis le départ, on n’avait rien compris…

Les connotations actuelles qui associent l’optimiste à un utopiste, à un benêt béat, à l’imbécile heureux.

Et le pessimiste à un réaliste qui s’adapte.

L’exemple du verre à moitié plein ou à moitié vide qui démontre au contraire que le pessimiste est un utopiste frustré quand l’optimiste est un réaliste qui s’adapte pour tirer le meilleur de la situation.

Applaudissements nourris… Très nourris même… Clap Clap Clap…

Sortie de l’amphi, et cocktail.

Petit verre… Humm… C’est bon ça. Petit toast… Pas mal non plus dîtes donc !

Salutations et remerciements sincères. Et hop, départ !

Bref, je suis optimiste, mais j’ai compris pourquoi !

Et vous…

 

Compte-rendu total des conférences :Programme 1

Dans le cadre d’une étude mondiale réalisée  en 2012, la France, avec ses 97% de gaulois déclarant avoir peur de l’avenir, est apparue plus inquiète que l’Irak ou d’autres pays en guerre. En Europe, La France est le pays le plus pessimiste, derrière l’Espagne (94%) ou l’Italie (91%).

Fort de cette affirmation positive et de sa volonté de la partager, le Medef de Loire Atlantique a invité le Comité de Direction d’IMA Tech pour une réflexion autour du thème : Optimiste ! Et vous…Christophe, libérateur innovant, ou innovateur libérant, je vous laisse choisir, en a profité pour inviter les collaborateurs à se joindre à cette navigation en optimisme…  Et ceci est peut-être un jeu de mots ou un cliché de circonstance…

Une journée organisée autour de 5 ateliers :Optimiste 5 ateliers

Le pessimisme, un mal français ?

Programme F d'AlmeidaPour Fabrice d’Almeida, historien, la question est de savoir si le pessimisme est un sentiment inné ou acquis. Il rappelle d’abord que les notions d’optimisme et de pessimisme sont apparues tardivement. Il distingue deux périodes dans cette histoire, le jeu des émotions berce la première, l’optimisme apparaît ensuite en France vers le 18è ou 19è siècle. Le pessimisme n’apparaît qu’en contre-champ durant le 20è siècle.

Pour illustrer le jeu des émotions, il commence par évoquer l’antiquité romaine… Nos ancêtres les gaulois n’ont qu’une peur : Que le Ciel leur tombe sur la tête ! – merci Astérix… Dans les écrits de César qui relatent la guerre des Gaules, l’empereur présente nos ancêtres comme d’excellents guerriers, des mercenaires envoyés dans les cités de tout l’empire, ceux qui sont placés en première ligne lors des batailles. Par contre, si le premier assaut est infructueux, les gaulois se démobilisent, se découragent très vite et la rigueur de la l’armée romaine devient nécessaire pour réorganiser les troupes.

Puis il évoque la période de prépondérance politique du Christianisme. A cette époque, le temps est orienté vers le retour du Christ sur Terre. Les émotions religieuses rallient le peuple.

C’est d’ailleurs de la théologie que naît, au 17è ou 18è siècle, la notion d’optimisme. Le temps présent est forcément le meilleur possible puisque Dieu l’a voulu ainsi.

Voltaire contestera cette thèse en 1756 dans un poème sur le tremblement de terre de Lisbonne. Je vous invite au passage chaleureusement à le lire tant il est d’une triste beauté. Dieu peut-il vouloir un tel malheur à son peuple ? Manifestement non. Kant alimentera cette vision cartésienne, qui sera ensuite utilisée par les révolutionnaire contre la monarchie de droit divin.

Après la révolution, le temps reste orienté, mais l’optimisme religieux tendu vers le retour du Christ sur Terre devient progrès, quête d’un monde amélioré par les découvertes scientifiques. Le discours de réception à l’académie française prononcé par Louis Pasteur en est pour notre conférencier un exemple parfait. C’est la théorie du positivisme d’Auguste Comte qui approche.

Mais malgré les changements de concept à travers les temps, le pessimisme semble lié à une blessure de l’orgueil national. Les français ont une impression latente et non expressément formulée de vivre un déclin permanent depuis l’âge d’or de Louis XIV, symbole de la prépondérance française sur le monde.

En observant plus précisément le 20ème siècle, on remarque que les doutes s’installent et les français alternent entre l’optimisme béat du front populaire ou de mai 68, et les dépressions collectives liées aux chocs provoqués par les guerres mondiales et leurs monstruosités, l’horreur de la débâcle de 1940, la décolonisation, la guerre d’Algérie, la crise financière ressentie sur le territoire à compter de 1975, etc.

Durant cette période, le progrès est enterré. Il est un sujet de réflexion pour les sciences humaines, Il n’est plus  l’objectif recherché pour le développement de notre société. Des théories contre le progrès apparaissent.

A ceci s’ajoute une crise de la représentation. On ne nous entend pas !!!

Les médias stigmatisent des situations dans lesquelles les français ne s’identifient plus et les élites sont en inadéquation avec les citoyens, comme déconnectés. Les gens que l’on voit à la télé ne sont pas comme nous…

Pourtant l’optimisme est porteur, est partout…

L’image internationale de la France est celle d’un pays de cocagne. Nos amis allemands parlent d’être heureux comme Dieu en France, « glucklich wie Gott in Frankreich », en allemand dans le texte…

Victoire des bleusUn frémissement suffit à le faire renaître. La victoire des Bleus en 1998 va amorcer une augmentation de la croissance de 0,5% durant l’année qui suivra.

Pour conclure, Fabrice d’Almeida insiste sur la nécessité de ne pas confondre réalisme et pessimisme et cite Henri Bergson qui pensait que les pessimistes se trompent, l’humanité trouve la vie bonne puisque l’on s’y maintient, et Antonio Gramsci – « Il faut allier le pessimisme de l’intelligence à l’optimisme de la volonté ».

Programme D MuzetDenis Muzet, sociologue spécialiste des médias et du politique et auteur de « Les mots de la crise » a cherché à déterminer les raisons de ce pessimisme ambiant.

Il apporte trois éléments de réponse.

Il insiste d’abord sur le rapport que les français entretiennent aujourd’hui en continu avec les médias, (radio, télé, internet, smartphones, tablettes, etc). Les gens ont le monde dans leur poche alors que seuls Guillaume le conquérant, Marc Aurèle, Louis XIV ou Napoléon ont pu le dire en leur temps.

De plus, la globalisation, la mondialisation créent une appréhension. Les français et les européens, habitants de l’ancien centre du monde, ont peur d’y perdre leur modèle au profit d’un autre à définir et avec d’autres intervenants.

Enfin, la raréfaction des ressources impose à tous et à chacun une remise en question et une modification de son rapport aux choses, aux autres.

Pour lui, les médias ont actuellement une part de responsabilité dans ce pessimisme. Les mots de la crise affectent notre regard. La course au sensationnel, au scandale, pousse les médias à utiliser un vocabulaire qui ajoute un degré aux maux de la situation actuelle. Cette sémantique génère un enchaînement de mots qui créent une dramaturgie de la crise qui finit par redéfinir notre monde voire créer un monde parallèle, cousin anxieux de celui dans lequel nous vivons.

Les mots accentuent les maux.

Les français ont ainsi trois grandes peurs : le spectre du chômage avec un fatalisme lié au sentiment d’impuissance de l’état, le spectre de la perte de pouvoir d’achat et la peur de l’autre.

Pour lui le résultat est un mouvement de repli, le « tous ensemble » disparaît au profit du moi, l’étranger et l’Europe sont trop éloignés, distants, quand le produire français est une rassurance, une plus-value. De même ce qui est gros ou grand  est mauvais (grande entreprise, gros actionnaire, etc) alors que ce qui est proche et petit est rassurant (PME, TPE, petits porteur d’action, etc).Mais il est persuadé que retrouver de l’optimisme est facile.

Il faut inscrire la crise dans le temps. C’est plus une mutation qu’une crise. Les médias vivent dans un temps trop court et amplifie chaque donnée. D’ailleurs les mêmes questions posées au niveau local obtiennent des réponses plus positives qu’au niveau national.

De plus cette mutation en cours fait ressortir des valeurs chères aux français : compétitivité, solidarité, flexibilité et protection sociale. Il faut sortir de la crise par la croissance, verte si possible, et que les PME se tournent vers la famille et la rassure.

Web spirit, une révolution positive ?

Arnaud CHAIGNEAU / Hugues MEILI / Vincent ROUX /Yannick PERRIGOT / Mickael FROGER / Adrien POGGETTI

Vidéo Michel SerresL’atelier s’ouvre sur une vidéo de Michel Serres, philosophe, qui raconte dans son livre « Petite Poucette » l’impact de l’ordinateur sur la vie actuelle. (cliquez sur l’image pour la visionner)

Selon lui, les outils et capacités de l’être humain, à savoir mémoire, imagination et raison, sont aujourd’hui externalisés vers l’ordinateur, internet ou un stockage numérique alors qu’ils étaient assumés par le cerveau directement. Mais la technologie aboutit à ce que maintenant l’homme tient le monde, ce qui inverse son rapport vis-à-vis des puissants : trois milliards de personnes ont accès à tout.

Pour lui, ceci va induire un retour à la proximité de confiance, aux PME et aux coopératives. Dans un futur plus ou moins proche les grandes sociétés seront des agrégats, des coordinateurs de réseaux.

La table ronde commence et le changement de paradigme qu’impose le web est présenté comme clé de voûte de cette réflexion. C’est une mutation nécessaire et indispensable pour toute société. Trois questions vont rythmer les échanges :

Optimiste question

Le web va avoir un impact fort sur les sociétés et sur notre société en général.

Le consommateur est maintenant informé. Tous les enfants sont connectés et à l’aise avec les outils informatiques. La formation principale, continue ou professionnelle va nécessairement être à redéfinir par le prisme du numérique.

Pour les entreprises, le numérique va permettre une meilleure adaptabilité et une plus grande agilité pour l’adaptation des sociétés à la mutation économique en court. Mais les sociétés vont peut-être changer de vie du fait du web. Aujourd’hui l’attrait du consommateur n’est plus directement lié à l’objet mais aux applications disponibles sur l’objet (partage des données en réseau sur le pèse-bébé, portail numérique connecté dans les voiture, etc).

L’optimisme tient en ce que le numérique permet de traverser les verticalités sectorielles et donc de définir de nouveaux objectifs porteurs pour les entreprises. Une vitalité nouvelle est à portée de main, mais à définir. Cependant, la raréfaction des ressources va imposer un renversement du paradigme entre production et consommation. Aujourd’hui si le consommateur souhaite consommer plus, on augmente le volume de production, le fournisseur est payé et le consommateur consomme. Mais la situation n’est plus tenable et il va falloir que la production asservisse la consommation. Le numérique va permettre de trouver des solutions à cette évolution inéluctable.

Le comportement des sociétés dites traditionnelles est aussi à redéfinir.

Le numérique n’est plus une bulle, excentrée et à part peuplée de geeks ne s’intéressant qu’à des produits, objets ou prestations leur étant destinés. Les sociétés numériques sont plus rapides, plus flexibles, plus adaptables et plus agiles que la majorité des sociétés traditionnelles pour un large panel de prestations. Qu’elles soient TPE, PME, PMI ou grosses structures, les sociétés traditionnelles doivent apprendre à travailler avec les sociétés numériques, à réfléchir avec elle pour le bien de toutes.

Les sociétés numérique savent qu’elles peuvent apporter des réponses voire des opportunités aux sociétés traditionnelles. Mais elles savent et attendent d’acquérir en retour une maturité et un sens de l’anticipation qu’elles n’ont, pour la plupart, pas.

Si les entreprises traditionnelles doivent réapprendre à se vendre et cesser la fausse modestie qui les bride ou les empêche de se renouveler, les sociétés numériques doivent réussir à entrer en contact et en partenariat avec les sociétés non-numériques pour permettre la mutation en court.

Plénière

Jean-Hervé Lorenzi / Denis Muzet / Pascal Taranto

Programme JH LorenziJean-Hervé Lorenzi, économiste, auteur de « Le fabuleux destin d’une puissance intérmédiaire » ouvre le bal. Après avoir rappelé l’autoflagellation traditionnelle et historique des français, persuadés de vivre un déclin depuis la mort de Louis XIV, la situation économique difficile depuis 2000 – 2001, une forte augmentation des endettements, qu’ils soient privés comme aux USA ou publics  comme en France, il affirme que la population française est pénétrée d’un optimisme profond et latent.

Economiquement, la France a engagé un cercle de désendettement. Or ces cycles nécessitent quelques années. Il faut donc être patients et replacer la crise dans le phénomène de mutation que nous vivons.

Il revient ensuite sur l’impact à prévoir de la transition démographique. Celle-ci aura 4 conséquences :

  1. la redéfinition des dépenses collectives de protection sociale,
  2. la détermination d’un nouvel équilibre entre investissement à risque et épargne à long terme,
  3. la baisse de l’innovation induite par une population plus âgée,
  4. un décalage à prévoir quant à l’âge de la retraite.

Dans ce paysage, la France peut néanmoins être optimiste. Elle a la plus forte démographie, plus de 2%, et une population plus jeune que la moyenne européenne. De plus, le pays est riche, avec plus de 300 millions d’euros en épargne que l’Etat doit pouvoir partiellement utiliser.

Donc si la France a été l’un des pays les plus mauvais de la dernière décennie, elle pourrait très bien être celle qui tire son épingle du jeu dans les dix prochaines années.

Denis Muzet, sociologue, évoque ensuite le pessimisme, voire le dépressisme ambiant. Il l’explique en 5 points :

  • Perte de confiance dans les élites (tout ce qui est grand, gros, est mauvais, dangereux)
  • Perte de confiance dans le collectif (repli sur soi)
  • Globalisation
  • Crise de la représentation politique et médiatique
  • Peur véhiculée par les médias

Pourtant il est très optimiste puisque les mêmes questions posées au niveau local obtiennent des réponses plus positives qu’au niveau national. Donc la France va mieux que l’impression morose ambiante accentuée par les médias.

Pour lui, il suffit de travailler son optimisme. Il pense qu’il faut s’appuyer sur la théorie du projet. Il faut travailler à long terme plutôt qu’à court terme, parler de mutation plutôt que de crise.

Il faut avoir des utopies réalistes et tracer un chemin de sens.

L’imagination au pouvoir, slogan de mai 68, pourrait donc orienter et rythmer cette nécessaire adaptation.

Pascal Taranto, philosophe, est chargé de clore les débats. Il décrypte l’optimiste et le pessimisme métaphysiquement puis objectivement.

Métaphysiquement, il fait d’abord référence à Leibniz. Il synthétise sa pensée en déclarant que « si l’optimisme métaphysique débouche sur un pessimisme réel, il faut un optimisme réel pour accepter les maux, sans les minimiser, afin de bien s’y adapter et progresser ».

Il faut une pensée activiste.

Il évoque ensuite la réfutation de l’optimisme de Voltaire développé notamment dans Candide puis Adam Smith, et particulièrement son livre La Richesse des Nations. En effet, Smith part du principe que si chaque individu d’une société suit son propre chemin, il créera, pour lui bien sûr, mais en même temps et de manière accessoire, un bien commun.

Il analyse ensuite de manière objective les notions de pessimisme et d’optimisme.

Il rappelle que les connotations actuelles associent l’optimiste à un utopiste, à un benêt béat, à l’imbécile heureux et le pessimiste à un réaliste qui s’adapte.

A croire qu’il n’a pas forcément tout à fait tort…

Mais cette analyse lui semble erronée. Si l’on reprend le fameux exemple du verre à moitié plein ou à moitié vide.Optimiste verres remplis

L’optimiste se réjouit du verre à moitié plein et envisage déjà ce qu’il va pouvoir faire avec. Le boire, se laver, arroser ces plantes… Il est donc réaliste, constate une réalité qu’il va pouvoir utiliser à ses fins. Il accepte ce qu’il voit et s’y adapte.

Le pessimiste, lui, est déçu de ce verre à moitié vide. Il voit le manque et non la présence parce qu’il avait imaginé autre chose. Il est frustré car c’est un utopiste et la réalité ne correspond pas à ses illusions. Il avait projeté ses rêves et les voit contrariés.

L’optimiste réaliste est donc un homme actif alors que le pessimiste idéaliste se désintéresse de la réalité et n’est donc plus dans l’action.L’optimisme réel serait donc la qualité première de l’entrepreneur.

Il évoque ici Spinoza qui considère que la rencontre qui augmente votre capacité d’agir est l’essence de la joie et Aristote qui voit le plaisir comme un retour à ce pour quoi nous sommes faits.

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